L’UGC n’est pas un alibi : quand le « fait maison » ne raconte plus rien
Tourner au téléphone n’excuse plus un propos vide. Le public a appris à reconnaître le faux spontané.
Le mot UGC a envahi les briefs. Il désigne trop souvent un tremblement de cadre et un sourire de commande. Or les formats courts ont éduqué l’œil : le public distingue un vrai récit filmé vite d’une publicité qui imite la chambre d’ami.
Dans les campagnes que nous relisons, les pièces « UGC » qui tiennent ont une personne identifiable, un enjeu précis, et une fin. Les autres sont des packing shots tenus à bout de bras. Le téléphone n’est pas une esthétique. C’est un outil.
Pour une marque, la question utile est : qui parle, de quoi, et pourquoi maintenant ? Si la réponse est « pour avoir l’air natif », le film n’a pas d’édition. Workspace Canvas n’enseigne pas à truquer le spontané. Nous aidons à voir quand le geste sert le propos, et quand il le déguise.
C’est une mauvaise nouvelle pour les calendriers qui prévoient « six UGC par semaine » sans matière. C’est une bonne nouvelle pour les équipes qui ont enfin quelque chose à dire et cherchaient seulement comment le tenir en vingt secondes.